Wednesday, February 23, 2022
Création pour 2 fois 10 mains.
Travail conduit par Marie-Laure Tétaud à partir des propositions de chaque danseuse.
Champigny-Sur-Marne.
Conservatoire de danse.
Demande au monde
Demande au monde (prière)
Je demande l'horizon du monde tout entier !
Je patiente.
Rien!
Je demande l'océan pacifique et ses coquillages !
J'ai tout mon temps.
Bien...
Je demande la mer méditerranée et
Un poulpe, un!
S'il vous plait!
Bon...
Je demande un lac,
De montagne
Ou de plaine
Un petit lac...
Soit!
Je demande une rivière, ne serait-ce qu'un été.
Toujours rien ?
Je demande un étang, une marre, à l'automne dorée
Je vois...
Je prendrai mes larmes,
La lumière de ce jour
Et je vivrai
Partout
Ou nulle part
De ton reflet.
le 6 février 2022
Rien
Rien (berceuse)
La vie persiste
Tu ne peux pas dire qu'il n'y a rien!
Le rien respire
Même lui, ce rien, il transpire
Ses gouttelettes te font sourire
Je vois
Ton esprit s'est mis à faire de la voltige
Il tient une main puis une autre
De trapèze en trapèze
Tu es passé de la transpiration
Au visage de ton fils
Enfant
Les gouttelettes au coin de ses yeux
Là
Une image et une sensation de chaleur
La vie reprend de l'épaisseur
Tu vois!
Tu ne peux pas dire qu'il n'y a rien!
Même lui, ce rien, il transperce
Ton coeur, le mien
Au bout d'une flèche
Et
Flottent, s'écrasent, s'anéantissent
Les grandeurs
Les réussites
Les heures
Le glorieux présent
Reste ton souffle
Ecoute...
Rien
n'est plus vrai, ni éternel
Ensemble
rien ne souffre plus
Plus que ta vie
Sans rien.
A maman, le 6 février 2022
Monday, March 16, 2020
Sur le balcon
Bruxelles, jour de soleil
Ses cheveux relevés en chignon
Le mascara auréole ses yeux
Ses seins pointent sous son Marcel
Ses épaules musclées.
Elle se prépare un thé
Une mèche sur le front
Le regard opalin
Le ciel est pommelé
Pas de programme ni d’horaire
C’est l’été.
Elle pourrait être Bardot dans Le Mépris
Deneuve dans Les Demoiselles de Rochefort
Sophia Loren amoureuse de Mastroianni!
C’est une inconnue
Une journée comme une autre
Belle comme une journée particulière.
Son linge flotte au vent
Une mouette s’est posée sur une cheminée
Le drap se gonfle et...
Elle lui sourit
Remplissant son ventre d’air
D’une grande bouffée de vie.
Wednesday, March 13, 2019
Caracas, 1989
Après l'amour
Sur les murs
Poudroit
L’ombre blanche
De nos mains enlacées,
Nœud du voyage,
Tête chercheuse
Qui avance
Les yeux fermés.
Sur les draps,
Blanchis
Par le poids
De tes seins de mesange,
Je rêve encore
A ces nuits
Et à ces paysages
Que je ne saurai jamais
Dessiner.
Au creux
De l’intime cavité,
Bruisse l’eau jaillie
De notre partage,
Froufrouttent les étoiles
Et toute un frange
Indéfinie de couleurs
Et de lézards
évadés.
Thursday, May 12, 2016
Exister
Je traverse le pont et respire à pleins
poumons
L’air est rempli d’un chant d’oiseau
Je marche sur le fil du son
Qui courre sur l’eau
Et se déroule, invisible, sous mes pas
A peine cela
Exister
Exister à peine...
Mais c’est déjà cela !
Les jambes animées,
Les yeux libres.
Même si je transporte une forteresse
Avec son roc, ses fossés, ses archers
Et ses chaines.
Exister à peine,
le souffle court...
Mais c’est déjà cela.
La peau ressent le vent,
Les cheveux distraient le visage
La gorge est sèche, sage dans son silence,
Pas un son n’en sortira
La clé du château est au fond du ventre
figée dans une attente inquiète
depuis tant d’années
depuis des siècles
Exister
Je traverse le pont, sans âge
L’enfance éternelle m’accompagne
Pourtant cette eau, là, n’est plus la
même !
Tant d’histoires, de crues, de temps ont
passé.
Exister...
Là, maintenant
Est-ce sauter ?
Friday, July 17, 2015
A la moitié de ma vie
Je suis à la moitié de ma vie...
J'ai dix ans.
J'ai déjà fait l'expérience de la mort,
J'ai enterré mon cochon d'Inde et mes poissons rouges
dans le fond du jardin,
après leur avoir lu un poème.
Je crois dans le dieu grec qui est représenté sur l'icone de la petite ile de Ios.
Je crois aussi dans les esprits nomades des Indiens d'Amérique.
Je sais que je devrai un jour renoncer à prendre un goûter.
Je sais que le mensonge est autorisé,
quand on est grand et que l'on ne veut pas faire de peine à quelqu'un.
Je sais que les prostitués sont des femmes comme les autres
et que mon père a eu une très bonne amie prostituée
qui lui donnait ses colis de bonnes choses apres la guerre.
Je sais que bientôt je porterai comme de vrais vêtements
ceux qui sont aujourd'hui mes déguisements:
les dessous, chaussures et robes de ma mère et de ma grand-mère.
Je sais qu'il va falloir bientôt ranger à la cave ou au grenier
ma poupée rousse que j'ai appelé Carole ou Zoé.
Je sais que je ne peux rien faire contre la guerre
ni contre la volonté des parens de ma meilleure amie
de deménager.
Je ne sais pas si je veux tomber amoureuse: ça rend bête.
Je sais que je prefererai constuire des cabanes avec mon meilleur ami et mon frère.
Je sais que mes parents vont mourir,
mon père, ma mère... ce sera quand je serai vieille mais encore leur enfant.
Moi, je peux mourir maintenant.
Ça m'est égal... même si tout le monde sera triste et que mon chien restera seul.
J'emporterai avec moi un souvenir joyeux:
ma mère entrain de danser avec un monsieur,
et qui rit, qui rit, qui rit...
comme si elle pleurait.
J'ai dix ans.
J'ai déjà fait l'expérience de la mort,
J'ai enterré mon cochon d'Inde et mes poissons rouges
dans le fond du jardin,
après leur avoir lu un poème.
Je crois dans le dieu grec qui est représenté sur l'icone de la petite ile de Ios.
Je crois aussi dans les esprits nomades des Indiens d'Amérique.
Je sais que je devrai un jour renoncer à prendre un goûter.
Je sais que le mensonge est autorisé,
quand on est grand et que l'on ne veut pas faire de peine à quelqu'un.
Je sais que les prostitués sont des femmes comme les autres
et que mon père a eu une très bonne amie prostituée
qui lui donnait ses colis de bonnes choses apres la guerre.
Je sais que bientôt je porterai comme de vrais vêtements
ceux qui sont aujourd'hui mes déguisements:
les dessous, chaussures et robes de ma mère et de ma grand-mère.
Je sais qu'il va falloir bientôt ranger à la cave ou au grenier
ma poupée rousse que j'ai appelé Carole ou Zoé.
Je sais que je ne peux rien faire contre la guerre
ni contre la volonté des parens de ma meilleure amie
de deménager.
Je ne sais pas si je veux tomber amoureuse: ça rend bête.
Je sais que je prefererai constuire des cabanes avec mon meilleur ami et mon frère.
Je sais que mes parents vont mourir,
mon père, ma mère... ce sera quand je serai vieille mais encore leur enfant.
Moi, je peux mourir maintenant.
Ça m'est égal... même si tout le monde sera triste et que mon chien restera seul.
J'emporterai avec moi un souvenir joyeux:
ma mère entrain de danser avec un monsieur,
et qui rit, qui rit, qui rit...
comme si elle pleurait.
Tuesday, October 28, 2014
About the photographer Osamu Yokonami
Emon Photo Gallery et la boutique Colette à Paris présentent
L’enfant japonais nous regarde. Il a entre 5 et 6 ans. Le visiteur étranger peut en faire l’expérience lorsqu’il se promène dans les rues de Tokyo : croiser des enfants de cet âge, vêtus de leur uniforme impeccable et en bande joyeuse, est un moment réjouissant ! L’enfance qui charme par sa malice et son innocence !
Mais pourquoi 1000 visages ? Pourquoi ces regards ? L’explication viendrait d’une expérience sensible et insolite du photographe Osamu Yokonami dans sa ville natale de Kyoto.
Depuis 2000, Osamu Yokonami excelle dans la photographie de mode et publicitaire. Remarqué pour son esprit raffiné, ses images dépouillées associées à l’utilisation des tonalités subtiles de l’analogique, il fait figure de pionnier dans son domaine.
Apres avoir mené un travail personnel consistant en 100 portraits d’enfants, Osamu décide de consacrer quatre années à élargir son projet initial. C’est la visite au temple de Sanjūsanjen-do à Kyoto et la révélation face à ses 1000 divinités bouddhistes qui le mettent sur cette voie.
1000 visages, comme une image d’un seul et comme autant d’images uniques. L’esprit ou la spiritualité du projet se dégage en effet progressivement, au fur à mesure qu’on les observe, un par un.
Osamu Yokonami place son objectif toujours au même endroit. Il limite sa composition au minimum et la répète pour chaque sujet en produisant pourtant une vibration, une surprise originale. Les têtes sont contraintes par un objet : un fruit. Choisi pour sa forme ronde, le fruit est à l’image de l’enfant : il partage le même univers du « kawaii » si particulier à l’esthétique japonaise. Les visages s’inclinent sur le côté et regardent l’objectif, mis à distance. A chaque nouvelle teinte de fruit, quelque chose de nouveau apparait. L’atmosphère change. Chaque enfant porte la même tenue : cet uniforme d’écolier du primaire de la région du Kanto. La lumière naturelle vient éclairer de façon indirecte l’arrière-plan. Tout semble identique et pourtant Osamu parvient à saisir la subtile variation d’expression, le moment de concentration ou la personnalité de chaque enfant s’exprime, mise en valeur par la présence de ce fruit incongru.
Le nombre démultiplie la force de l’image. Entre collection et encyclopédie des 6 ou 7 « types » de visages nippons, les 1000 enfants d’Osamu ont la puissance du groupe et la pertinence de l’individualité réunies.
La clé de cette série réside sans doute dans la présentation d’un tout qui dépasse la somme des parties. Avec « 1000 enfants », la série d’Osamu Yokonami nous absorbe dans une douce méditation ou l’atmosphère de chaque portrait nous invite à mieux observer, aussi, le Japon.
Sophie Fort – Directrice de LES Z’ATELIERS DE SOPHIE.
Pour plus d’information sur l’exposition ou l’achat d’une oeuvre, merci de contacter Emon Photo Gallery par courriel à emon_photogallery@emonic.com
PROFIL
1967 Naissance à Kyoto / 1987 Etudes à l’Université des Arts Visuels d’Osaka / 1989 Rejoint le département Photographie du « Bunka Publishing Bureau » / 1990 Etudes auprès du photographe Kazuyoshi Nakagomi / 1994 Commence une carrière de photographe indépendant.
EXPOSITIONS
2007 « Innocent » à EMON Photo Gallery / 2009 « 100 enfants » à EMON Photo Gallery / 2012 « Assemblée » à Shibuya Gallery / 2013 « Assemblée » à De Soto Gallery (L.A) / 2014 Sophie Maree Gallery (Hollande).
PUBLICATIONS
2007 Nannokenai / 2009 « 100 enfants» / 2012 « Assemblée » / 2014 « 1000 enfants »
OSAMU YOKONAMI« 1000 enfants - 1000 objets»
L’enfant japonais nous regarde. Il a entre 5 et 6 ans. Le visiteur étranger peut en faire l’expérience lorsqu’il se promène dans les rues de Tokyo : croiser des enfants de cet âge, vêtus de leur uniforme impeccable et en bande joyeuse, est un moment réjouissant ! L’enfance qui charme par sa malice et son innocence !Mais pourquoi 1000 visages ? Pourquoi ces regards ? L’explication viendrait d’une expérience sensible et insolite du photographe Osamu Yokonami dans sa ville natale de Kyoto.
Depuis 2000, Osamu Yokonami excelle dans la photographie de mode et publicitaire. Remarqué pour son esprit raffiné, ses images dépouillées associées à l’utilisation des tonalités subtiles de l’analogique, il fait figure de pionnier dans son domaine.
Apres avoir mené un travail personnel consistant en 100 portraits d’enfants, Osamu décide de consacrer quatre années à élargir son projet initial. C’est la visite au temple de Sanjūsanjen-do à Kyoto et la révélation face à ses 1000 divinités bouddhistes qui le mettent sur cette voie.
1000 visages, comme une image d’un seul et comme autant d’images uniques. L’esprit ou la spiritualité du projet se dégage en effet progressivement, au fur à mesure qu’on les observe, un par un.
Osamu Yokonami place son objectif toujours au même endroit. Il limite sa composition au minimum et la répète pour chaque sujet en produisant pourtant une vibration, une surprise originale. Les têtes sont contraintes par un objet : un fruit. Choisi pour sa forme ronde, le fruit est à l’image de l’enfant : il partage le même univers du « kawaii » si particulier à l’esthétique japonaise. Les visages s’inclinent sur le côté et regardent l’objectif, mis à distance. A chaque nouvelle teinte de fruit, quelque chose de nouveau apparait. L’atmosphère change. Chaque enfant porte la même tenue : cet uniforme d’écolier du primaire de la région du Kanto. La lumière naturelle vient éclairer de façon indirecte l’arrière-plan. Tout semble identique et pourtant Osamu parvient à saisir la subtile variation d’expression, le moment de concentration ou la personnalité de chaque enfant s’exprime, mise en valeur par la présence de ce fruit incongru.
Le nombre démultiplie la force de l’image. Entre collection et encyclopédie des 6 ou 7 « types » de visages nippons, les 1000 enfants d’Osamu ont la puissance du groupe et la pertinence de l’individualité réunies.
La clé de cette série réside sans doute dans la présentation d’un tout qui dépasse la somme des parties. Avec « 1000 enfants », la série d’Osamu Yokonami nous absorbe dans une douce méditation ou l’atmosphère de chaque portrait nous invite à mieux observer, aussi, le Japon.
Sophie Fort – Directrice de LES Z’ATELIERS DE SOPHIE.
Pour plus d’information sur l’exposition ou l’achat d’une oeuvre, merci de contacter Emon Photo Gallery par courriel à emon_photogallery@emonic.com
PROFIL
1967 Naissance à Kyoto / 1987 Etudes à l’Université des Arts Visuels d’Osaka / 1989 Rejoint le département Photographie du « Bunka Publishing Bureau » / 1990 Etudes auprès du photographe Kazuyoshi Nakagomi / 1994 Commence une carrière de photographe indépendant.
EXPOSITIONS
2007 « Innocent » à EMON Photo Gallery / 2009 « 100 enfants » à EMON Photo Gallery / 2012 « Assemblée » à Shibuya Gallery / 2013 « Assemblée » à De Soto Gallery (L.A) / 2014 Sophie Maree Gallery (Hollande).
PUBLICATIONS
2007 Nannokenai / 2009 « 100 enfants» / 2012 « Assemblée » / 2014 « 1000 enfants »
Wednesday, August 28, 2013
Visage japonais
Trajet Narita-Shinagawa par Narita Express, Tokyo, Japon.
De retour au pays du Soleil Levant, mon pays depuis bientôt deux ans. L'avion a traversé les nuages qui ressemblent à ceux peints sur les paravents anciens. Je retrouve ces visages familiers, uniques et attachant des Japonais, les visages d'enfants endormis.
Les hommes et les femmes sont bien habillés, des vêtements comfortables, une casquette ou un chapeau sur la tête, d'autres les cheveux impécablement décoiffés à l'aide de gels épatants!
Dans le train, les paupières sont lourdes, le matin au réveil, le soir, chargées de fatigue. La journée, elles sont baissées sur un manga, un téléphone ou parfaitement closes, en mode veille, le temps d'un trajet en métro ou d'une réunion ennuyeuse.
Indolents, portés sur coussins d'air, les Japonais se déplacent lentement à l'aéroport. Lorsque nous arriverons à la gare de Shinagawa, ce sera un flot continu de "salary man", hommes et femmes en costumes sombres, se déplacant dans les couloirs, le regard droit devant, filant à leur travail et autres obligations.
Enfants aux paupières lourdes qui doivent supporter tout le poids d'une vie en société bien ordonnée. La part d'enfance refait surface regulièrement! A travers leur rire, leur goût pour l'évasion, les hobby (shumi), la collection, le shopping à outrance!
Ces personnages lunaires sont capables de me suprendre à tout moment. Je les imagine en relation avec d'autres mondes, d'autres temps... leur capacité a entrer en relation avec un monde invisible me fascine.
Dans le silence, les paupières mi-closes, le visage de l'homme en face de moi est impassible. Ce visage, je l'ai vu sur la pellicule d'un film d'Ozu ou de Kinoshita. L'écume des jours y a deposé une fine poudre blanche, pourtant il est sans rides, il a laissé le temps glisser sur lui... et quelque soit son age, ce sont ses yeux d'enfant qui le rendent si beau.
Bonjour Tokyo, je suis de retour!
De retour au pays du Soleil Levant, mon pays depuis bientôt deux ans. L'avion a traversé les nuages qui ressemblent à ceux peints sur les paravents anciens. Je retrouve ces visages familiers, uniques et attachant des Japonais, les visages d'enfants endormis.
Les hommes et les femmes sont bien habillés, des vêtements comfortables, une casquette ou un chapeau sur la tête, d'autres les cheveux impécablement décoiffés à l'aide de gels épatants!
Dans le train, les paupières sont lourdes, le matin au réveil, le soir, chargées de fatigue. La journée, elles sont baissées sur un manga, un téléphone ou parfaitement closes, en mode veille, le temps d'un trajet en métro ou d'une réunion ennuyeuse.
Indolents, portés sur coussins d'air, les Japonais se déplacent lentement à l'aéroport. Lorsque nous arriverons à la gare de Shinagawa, ce sera un flot continu de "salary man", hommes et femmes en costumes sombres, se déplacant dans les couloirs, le regard droit devant, filant à leur travail et autres obligations.
Enfants aux paupières lourdes qui doivent supporter tout le poids d'une vie en société bien ordonnée. La part d'enfance refait surface regulièrement! A travers leur rire, leur goût pour l'évasion, les hobby (shumi), la collection, le shopping à outrance!
Ces personnages lunaires sont capables de me suprendre à tout moment. Je les imagine en relation avec d'autres mondes, d'autres temps... leur capacité a entrer en relation avec un monde invisible me fascine.
Dans le silence, les paupières mi-closes, le visage de l'homme en face de moi est impassible. Ce visage, je l'ai vu sur la pellicule d'un film d'Ozu ou de Kinoshita. L'écume des jours y a deposé une fine poudre blanche, pourtant il est sans rides, il a laissé le temps glisser sur lui... et quelque soit son age, ce sont ses yeux d'enfant qui le rendent si beau.
Bonjour Tokyo, je suis de retour!
Labels: carnet de voyage, japon

