Monday, January 10, 2011

A l'amant

Un grand lit vide

C’est comme un bateau à quai

Ça manque d’air, de vent dans les voiles.

L’arrimage est trop serré.

Les rêves tournent au cauchemar.

On allume, on eteind,

Les feux de la table de nuit.

Sans arrêt.

Sans sommeil.

Cherchant un livre ami,

une présence dans les plis

des draps que l’on froisse,

qu’on caresse,

qu’on supplie.

On est à fond de cale.

l’immobilité gagne,

l’ennui aussi.

Les sirènes sont échouées,

les vagues claquées,

reste le clapotis des étoiles de la clim.

et les pensées qui divaguent

somnambules, solitaires,

entre les algues

des cheveux éparpillés sur le lit.

Labels:

0 Comments:

Post a Comment

<< Home