Saturday, March 30, 2013
Thursday, March 21, 2013
Seize Quarante-Six
Seize ans
Mon coeur est ma peau
Ma peau est mon coeur
A fleur de peau
Mon coeur respire
Mon coeur est ma peau
Ma peau est mon coeur
A fleur de peau
Mon coeur respire
Je le sens, il bat
Mes poumons sont plein d'un air frais
Qui doit être de couleur rose fluo...
Ou pistache !
Paris, j'ai seize ans
Et je regarde les adultes dans le métro
Les "gens"
Et je les plains
Et je crains
Qu'ils ne m'indiquent une voie inéluctable
Le chemin tracé par tous ceux qui ne résistent pas
Par ceux qui n'ont pas de rêves
Tokyo, j'ai quarante six ans
Assise dans le métro
Je me demande a quoi rêve l'adolescente de seize ans
En face de moi
Mes poumons sont toujours pleins
D'un air rose fluo
Ou pistache;
Et pourtant je ne sais pas si j'ai suivi mes rêves
J'ai suivi mon coeur
Même si j'ai cru qu'il s'arrêtait parfois
Mon coeur est ma peau
Même si tu ne le vois pas
Pour toi
Mes poumons sont plein d'un air frais
Qui doit être de couleur rose fluo...
Ou pistache !
Paris, j'ai seize ans
Et je regarde les adultes dans le métro
Les "gens"
Et je les plains
Et je crains
Qu'ils ne m'indiquent une voie inéluctable
Le chemin tracé par tous ceux qui ne résistent pas
Par ceux qui n'ont pas de rêves
Tokyo, j'ai quarante six ans
Assise dans le métro
Je me demande a quoi rêve l'adolescente de seize ans
En face de moi
Mes poumons sont toujours pleins
D'un air rose fluo
Ou pistache;
Et pourtant je ne sais pas si j'ai suivi mes rêves
J'ai suivi mon coeur
Même si j'ai cru qu'il s'arrêtait parfois
Mon coeur est ma peau
Même si tu ne le vois pas
Pour toi
Et malgré moi
Il bat
Seize et quarante-six fois
Il bat
Seize et quarante-six fois
Compteur pourtant à zéro
Tout en haut de l'escalator
Soudain une sensation d'enfance me traverse.
Je suis tout en haut de l'escalator.
Mon corps se souvient...
En haut des marches de l'escalator mécanique,
je m'apprête à descendre.
La voie est libre, personne sur les marches.
Je suis seule tout en haut.
Je me tiens immobile,
Au sommet de ma montagne.
Je la dévale doucement
La neige de métal se derobe sous mes pieds
comme un tapis magique.
Portée par la machine,
Je suis une puce, légàre, quasi invisible
Animal sur un piedestal
transformé en trône métallique.
Je suis tout en haut de l'escalator.
Mon corps se souvient...
En haut des marches de l'escalator mécanique,
je m'apprête à descendre.
La voie est libre, personne sur les marches.
Je suis seule tout en haut.
Je me tiens immobile,
Au sommet de ma montagne.
Je la dévale doucement
La neige de métal se derobe sous mes pieds
comme un tapis magique.
Portée par la machine,
Je suis une puce, légàre, quasi invisible
Animal sur un piedestal
transformé en trône métallique.

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